On the road, à bord d'un Combi

mise à jour le lundi 25 juin 2012

Plus besoin d'avoir les cheveux longs et un look de hippie pour conduire un Combi. Une toute jeune entreprise rennaise propose de louer ces petits vans emblématiques des années 70. Récompensée par le Trophée du Tourisme Haute-Bretagne, Vintage Camper donne la possibilité de partir au volant de ces petits bijoux de nostalgie. C'est ce que nous avons fait.

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« Il a 41 ans. C'est un véhicule de collection », prévient Baptise, le gérant de Vintage Camper en me présentant le van vert garé sur le parking. « Bon, il va falloir faire attention à ne pas l'abîmer », me dis-je avec appréhension.
Une fois le contrat de location signé, je m'installe au volant du Combi et découvre avec étonnement l'auto-radio cd mp3. Tiens ? Je m'attendais plutôt à un lecteur cassette dans lequel  aurait été oublié un vieil album de Janis Joplin...

Le frein à main est un peu déroutant, mais je parviens à le désenclencher. Hop, je démarre. Direction la mer ! Assises sur la banquette arrière, ma compagne et ma fille de quatre ans et demi semblent ravies. C'est vrai qu'il est rigolo ce van avec ses rideaux à pois et sa vieille déco démodée.

Après quelques kilomètres, je m'habitue à son large volant et à son surprenant levier de vitesse, un long manche pas toujours facile à maîtriser. Tout se passe bien, je m'arrête un instant dans une rue de Rennes, mais au moment de repartir, le véhicule refuse de démarrer. « Essayez de bouger les cosses de la batterie », me conseille le gérant par téléphone. Oui, c'était bien ça. Après tout, une petite panne, ça fait partie du charme...

La route jusqu'à la côte se passe sans encombre. C'est amusant, dès que le van dépasse les 50 miles à l'heure-le compteur est en miles- c'est tout le véhicule qui se met à couiner et à grincer.
Le soir, après un petit restaurant face à la mer, nous cherchons un coin pour dormir. Mais ce n'est pas si facile : ici c'est trop près de la route, et là les campings-cars sont interdits...Finalement, après quelques kilomètres, nous  trouvons un petit chemin de campagne discret et accueillant.

Ça y est, c'est la nuit. Nous avons déplié le toit du van et notre fille dort sur le lit du dessus. Dans la prairie voisine un cheval trotte puis hennit.
Demain matin, nous préparerons le café grâce à la gazinière du Combi. Nous laverons notre vaisselle grâce à son petit évier. Et puis il faudra rapporter le van. Dommage... J'ai pourtant bien envie de le garder ce Combi, de réécouter Janis Joplin et de laisser pousser mes cheveux...

Nicolas Rouhaud